Add your promotional text...
La randonnée du Mont Zeus à Naxos : la pire de toute ma vie !
Les pièges à éviter pour ne pas transformer cette expérience en cauchemar
Sur Slow Travel Planet, j’ai l’habitude de vous partager de belles découvertes, des expériences incroyables, des « perles cachées ».
Dans cet article, j’ai longuement réfléchi avant de vous livrer une version non édulcorée de la réalité, car cette randonnée a été l’une des pires expériences de toute ma vie alors que, sur le papier, tout semblait incroyable…
Alors plutôt que de vous raconter uniquement mon expérience désagréable, ou bien de vous mentir, j’ai choisi de partager les erreurs que j’ai commises lors de cette randonnée, avec l’espoir que votre aventure soit plus plaisante si vous décidez de la réaliser.


Pourquoi randonner vers le Mont Zeus ?
Cette question, je me la suis souvent posée, et la réponse a un peu évolué au fil du chemin.
Au départ, je souhaitais me dépasser, avoir ce sentiment de réalisation être fière d’avoir grimpé sur le toit des Cyclades, culminant à 1004 mètres tout en profitant d’une vue imprenable à 360 degrés sur les îles environnantes : Amorgos, Paros et Ios.
C’était l’occasion de découvrir des paysages façonnés par le temps et les éléments, encore assez préservés.
Enfin, étant férue d'histoire et de mythologie, c’était aussi pour moi une opportunité de contempler le théâtre mythologique où Zeus, roi des dieux de l'Olympe, aurait grandi. Beaucoup de raisons de se lancer !


Départ : le village de Filoti
Après plus d’une heure de bus depuis la Chora, j’arrive à Filoti, charmant village aux terrasses fleuries et animées.
C’est aussi l’endroit idéal pour prendre un café avant de partir, ou pour utiliser les toilettes (pratique !) ce qui m’a valu un regard étonné du serveur quand je lui ai demandé où elles se trouvaient en même temps que ma commande. Ce n'est ni la première, ni la dernière fois !
Sans transition, depuis Filoti, suivez les panneaux en direction du Mont Zeus… Manque de chance, ou résultat de mon incapacité à m'orienter, je n’ai jamais trouvé la pancarte indiquant le début de la randonnée. J’ai donc pris la route et marché une bonne trentaine de minutes sur le bitume, sans ombre, sous les yeux intrigués des paysans élevant leur chèvres sur les terrains alentours.
Pour vous éviter cette erreur, voici les coordonnées GPS du point de départ exact, situé juste à côté du café où je venais de prendre un café, ce qui aurait pu rendre la randonnée un peu plus agréable dès le départ: https://maps.app.goo.gl/jhVfwUTa3tsXrzuYA




Petite parenthèse, sur cet itinéraire, vous allez faire : Filoti → Mont Zeus → Grotte de Zeus → Fontaine d’Arion → Filoti.
Si c’était à refaire, je ne ferais que la portion jusqu’à la grotte de Zeus (Σπήλαιο Ζα), accessible en environ 45 minutes seulement.
Le départ de ce tronçon commence ici : https://maps.app.goo.gl/id5JJU4nrTDBVDDx9
Je monterais aussi le Mont Zeus dans ce sens, même si la montée est plus raide, car la descente sera alors moins délicate.
Et puis, si après la visite de la grotte vous trouvez que la montée est déjà trop difficile, au moins vous aurez vu quelque chose avant de faire demi-tour !
Bref, après un certain temps sur la route, j’arrive à Agia Marina, où commence le sentier. Si vous êtes véhiculé, vous pouvez démarrer la randonnée ici, même si le parking est assez petit.
C’est à ce moment que j’ai commencé à être accueillie par des dizaines d’insectes et petits moucherons pas très farouches.




Le chemin vers le Mont Zeus
Le sentier n’est pas toujours bien balisé, donc vous ne voyez pas d’autres randonneurs, partez à la recherche des points rouges (on dirait presque une épreuve de Koh Lanta) ou mieux, cherchez les Cairns (ces petits tas de pierres) qui m’ont sauvé la vie plusieurs fois.
Après une heure à une heure trente de montée, vous oubliez vite la difficulté de la montée à la vue des magnifiques sur les paysages secs et rocailleux.




Arrivée sur le toit des Cyclades
Dans un dernier effort, après un dénivelé total de 600 mètres, vous atteignez le sommet de l’île, le toit des Cyclades. La ville de Filoti paraît minuscule d’ici, la mer immense à l’horizon en toile de fond.
Quoi de mieux pour apprécier mon repas composé d’un sandwich au pain de mie avant d’entamer la descente ?
Force est de constater que mes plans ont de nouveau été contrariés, et j’ai compris pourquoi les autres randonneurs ne restaient pas très longtemps au sommet.
Il n’y avait pas une dizaine, mais des centaines, voire des milliers de petits insectes et mouches qui tournoyant au sommet, certains s’accrochant à mes vêtements, à mes lunettes, comme pour protéger ce lieu sacré des touristes avides d’aventures instagrammables. Si j’avais su, j’aurais pris un chapeau anti-moustique, ridicule mais pourtant si utile !
À peine ai-je le temps de reprendre mon souffle et de profiter de cette vue époustouflante que je commence la descente, en cherchant un endroit à l’abri pour déjeuner (spoiler : il n’y en avait pas, et j’ai avalé mon repas en essayant d’éviter de gober des mouches).


Descente vers la Grotte de Zeus
Le chemin se sépare en deux, entre celui qui mène à la grotte de Zeus, et celui que j’ai pris à la montée. Évidemment, j’ai choisi d’avoir la « full experience » sinon ce ne serait pas drôle. Je voulais voir où Zeus avait vraiment grandi !
Entre la difficulté pour trouver le sentier descendant (merci aux cairns !), le terrain très abrupt et rocailleux, avec certains passages demandant un peu d’escalade en descente, sans oublier le soleil à son zénith et les insectes, ce chemin m’a paru interminable. Si c’était à refaire, je le ferais plutôt en montée qu’en descente, moins dangereux.


Une bonne heure plus tard, j’arrive à la Grotte de Zeus. La grotte est très vaste, et evidemment pas éclairé. J'ai décidé de ne pas m'y perdre trop profondément à l'intérieur, ayant déjà atteint mon quota de sensations fortes pour la journée.
Pour les plus téméraires d’entre vous, je recommande une torche pour explorer la grotte, en marchant prudemment à l’intérieur afin d’éviter de se tordre la cheville ou de croiser d’autres visiteurs dans le noir.




Fontaine d’Arion : point d’eau et d’ombre
Un peu avant la fin de la descente, à une vingtaine de minutes de la grotte, vous trouverez la fontaine d’Arion, seul point d’eau et d’ombre de la randonnée. J’ai eu la sensation de revivre en arrivant là, toute suintante et essoufflée, sous le regard amusé de quelques locaux qui profitaient tranquillement du frais.




Il est temps que ça se termine
La fin de la balade est ensuite plus facile, presque une promenade de santé. Épuisée, j’ai malheureusement fait une mauvaise rencontre avec un habitant sur le dernier kilomètre.
Mon dernier conseil s’adresse aux randonneuses solo : soyez accompagnées ou prêtes à vous défendre face à toute situation... Ce cas reste isolé par rapport à toutes mes précédentes expériences en Grèce et ailleurs, après 15 ans de vadrouille à travers l’Europe et l’Amérique du Nord.


Je boucle ma randonnée, choquée et épuisée, mon expérience ne valait clairement pas le détour au regard de cet incident, mais j’espère qu’avec ces quelques mots, vous éviterez mes erreurs et profiterez mieux de cette belle aventure.
Après quelques recherches a posteriori (un an et demi plus tard, quand j’ai décidé de rouvrir ce chapitre douloureux), il semble que l’itinéraire correct soit accessible ici : https://www.alltrails.com/trail/greece/naxos/filoti-za-naxos-zeus-za-cave-loop
ChatGPT me conseille, avant de prendre le bus du retour à Filoti :
« Après la randonnée, flânez dans Filoti : installez-vous à la terrasse d’une taverne pour déguster un fromage local (arseniko) ou un miel de thym. »
J’aurais peut-être mieux apprécié mon expérience avec un peu d’arseniko au miel de thym…
Car n’oubliez pas que prendre son temps à Naxos, c’est honorer la lenteur du voyage, la contemplation des montagnes, et la richesse de chaque rencontre. Tout est dit.


NE RATEZ AUCUN ARTICLE !
RESEAUX


